Category Archives: Des styles d’éducation, être parent

Appel aux Ministres

Appel aux Ministres

tous nos chers ministres,
Enfermés par le Covid 19, nous avons vu par la fenêtre un ciel bleu comme on en voit en montagne mais  bien inhabituel de la grisaille belge.L’air n’était plus pollué et l’on respirait mieux. Moins de voitures et moins de bruit.Le déconfinement nous rend heureux: nous pouvons à nouveau nlus promener, revoir nos familles. C’est une joie de pouvoir renouer avec les autres humains, même à distance sanitaire.
Et miantenant, tout va-t-il recommencer comme avant?L’économie fait pression pour tout remettre en place à l’identique le plus vite possible. Bien sûr, il faut à nuveau marcxher la machine afin que trop de gens ne soinet pas dans la misère.
Une réflexion s’impose : notre vie frénétique de consommation, de course à l’argent et de mondialisation ne nous a -t-elle pas mené à une impasse?
Mais il faut du courage pour changer.Le journal suisse 24 Heures titrait récemment: »Voulez-vous renoncer aux vols en avion pour prendre le train? »OUI, prendre le train au lieu de l’avion pour aller à Paris, Francfort et même Rome. N’utiliser l’avion que pour les vols transcontinentaux. Pour ne pas perdre de temps, revenir aux trains de nuit: couchettes ou wagons-lits bien équipés et confortables.
Oui, au lieu d’arroser les compagnies d’aviation, investir dans des trains à grande vitesse de bonne qualité qui sont moins polluants. Et les subventionner afin que les prix des tickets soient moins élevés que celui des avions. Actuellement, le prix du billet de train Genève-Bruxelles est le double d’un billet d’avion !
Evoquons un autre sujet sensible : la voiture. Quand on sait que la majorité des trajets en auto sont de moins de 5 kilomètres, les interdire pour favoriser les transports publics et les pistes cyclables définitives.
OUI, ce sont sans doute des décisions difficiles à prendre. Elles seront sans doute impopulaires dans un premier temps. Mais elle sauveront la planète en améliorant nos santés. Qui aura le courage de prendre des mesures en ce sens?
Ce serait formidable, très chers ministres, si vous osiez!Vos petits-enfants vous diront merci.

Championne de la glisse

Championne de la glisse

Je me promène tranquillement sur un petit chemin avec un chien en laisse et un autre en liberté.

Un pied mal positionné sur la glace et c’est la chute sur les fesses.

La pente est raide

et c’est la piste d’un téléski bien gelée par le passage des skieurs et la froidure nocturne. La neige fondue par le soleil et les 15 degrés de température diurne est devenue de la glace!

En un instant, me voila emportée. Je suis sur le dos et glisse en tournoyant sans pouvoir m’arrêter à une vitesse effarante. Les vêtements de ski facilitent la glisse.. J’essaie de repérer autour de moi quelque chose où pouvoir m’accrocher mais tout est trop loin de mes bras ou de mes pieds. Les skieurs continuent à monter en m’évitant.

Vais-je aller jusqu’au plateau de la Croix 300 mètres plus bas?

Je n’ai pas vu défiler ma vie mais eu une peur terrible, comme jamais auparavant dans ma vie: ce sentiment d’impuissance totale dans la vitesse de glisse.

Puis soudain, un nouveau tourbillon me projette contre le matelas de protection d’un pylône. L’arrêt est brutal, le pied gauche enfoncé dans la neige mais je suis stoppée. Je respire… en m’accrochant fiévreusement aux câbles qui enserrent le matelas: que je ne bouge plus!

Une skieuse appelle les secours. Un jeune homme lâche la perche pour me venir en aide, téléphoner à mon mari (partie pour marcher 10 minutes près du chalet, je n’avais pas emporté mon portable..)

et me positionner pour attendre les secours.

Les jours précédents, j’avais fait joyeusement de la luge avec mes petits-enfants. Maintenant je suis devenue championne de la glisse … sans luge!

TAYBEH

TAYBEH

Ce nom ne vous dit sans doute rien.

Un nom inconnu ; un village non loin de Bethléem qui s’appelait autrefois Ephraïm, le seul village encore entièrement chrétien..

Charles de Foucauld y est passé à pied lorsqu’il se rendait à Jérusalem.

Situé sur une hauteur, Taybeh possédait une église byzantine du Ve siècle dont il reste quelques ruines.

Cette église était dédiée à St Georges, celui qui vainquit les dragons et qui est censé protéger des cauchemars.

Le village reprit vie grâce à un curé Ra’ed qui réussit à réunir 3 églises présentes là : les orthodoxes, les melkites et les catholiques avec énormément de diplomatie.

Taybeh n’était pas riche mais le dynamique curé proposa que l’on plante des oliviers. Récoltes excellentes qu’il fallait écouler…

Loin de tout, il se dit alors qu’il fallait utiliser Internet et l’on fixa donc l’antenne sur la croix de l’église.

Les Soeurs de la Croix de Jérusalem vinrent s’y installer et créer une école de qualité.

Ce sont d’anciennes cheftaines guides qui se sont inspirées pour leur ordre des valeurs du scoutisme: fraternité, service, droiture, joie et chants.

On peut visiter une petite maison arabe ancienne où l’on voit comment vivaient les gens il y a un demi-siècle : leurs instruments pour le travail de la terre, leurs moyens de conservation des aliments, leurs habits, leur manière de dormir.

Une grande encoche sous la porte nous intrigue.

Il s’agissait d’y passer la main pour se faire reconnaître par les femmes qui étaient obligées de rester à l’intérieur et ne pouvaient évidemment pas y faire entrer d’autres hommes que leurs fils, maris , frères ou pères. Nous en avons un exemple dans le Cantique des Cantiques au chapitre 5, , verset 4:

Mon bien-aimé passe la main par le guichet de la porte et j’en ai le coeur battant.

SILENCE ET PAROLE

SILENCE ET PAROLE

LE SILENCE ET LA PAROLE

Il est de mauvaise humeur. Donc, il ne répond pas, ne s’intéresse pas à ce qu’elle lui raconte. Elle a beau essayer de le dérider , cela ne marche pas. L’inverse aussi arrive. Quand elle est fâchée contre lui, elle ne dit plus rien, c’est le silence et lui, en est malade et se sent vraiment puni.

Les veufs, les veuves , les célibataires ont parfois la langue qui leur démange. «  Il y des semaines où je n’ai personne à qui parler », me confie ce veuf. Dans cette solitude, leur voix s’atténue ; Certaines personnes ne la retrouvent avec difficulté que lors de vacances pour seniors.

Il y a des silences pleins de rancoeur, de colère, d’insatisfaction, de désir de ne plus communiquer.

Il y a de bons silences doux, apaisants, fructueux où le non-verbal suffit à la communication.

« Parler pour ne rien dire » n’est pas une solution.

Se parler, c’est entrer vraiment en contact avec l’autre : lui dire et être écouté ou écouter et dire dans un autre ordre.

Il y a une règle de la charité dialogale : chacun doit faire l’hypothèse que ceux avec lesquels il n’est pas d’accord sont au moins aussi intelligents et aussi moraux que lui.(Alain Caillé)

Les enquêtes montrent que le portable n’est pas a priori un outil de communication ; il privilégie l’instantanéité, l’immédiateté, l’urgence. Avec les réseaux sociaux,on a tout libéré de la parole la plus sensée à la parole la plus extrême. Derrière un écran, les gens sont-ils eux-mêmes, s’interroge le bloggeur Thierry Crouzet ?

Il semble que les rassemblements des gilets jaunes montrent surtout un besoin criant de parler et d’être écouté, de ne plus être seuls dans sa misère ou ses difficultés. Il n’y a presque plus de place du marché ; les caissières sont remplacées par des machines.

Autrefois, lorsqu’il n’y avait pas de téléphone portable, ni de téléphone du tout, comment se parlait-on ? Il y avait le ton de la voix, les expressions du visage, les gestes qui accompagnent et modulent les mots. Ce qui est toujours là lorsqu’on se trouve face à un interlocuteur.

« La parole est la main de l’esprit … C’est le lien et le ciment de la société humaine » disait déjà en 1606 le Traité de la sagesse de Pierre Charron.