Toutes sortes di bonheur

Toutes sortes di bonheur

TOUTES SORTES DI BONHEUR

C’est comme cela qu’on souhaite la « bonne année » chez nous à Liège.

C’est en cette saison qu’on entend le plus souvent le terme de bonheur. Si l’on calculait le nombre de fois que sont prononcés ou écrits les mots heureux, joyeux, bonheur, je me demande à combien on arriverait...

Une invasion, une inflation, une inondation. Des voeux par écrit,par mail, par téléphone

Et tout cela, ce ne sont que des mots, est-ce que cela va vraiment changer notre vie en 2018 ?

 

Vitrail de Kim En Jong, église St Gervais les Bains

 

C’est vrai qu’il y a tant de sortes de bonheur : matériel, physique, psychologique, affectif, intellectuel, spirituel. Quel est celui que j’attends du fond de mon coeur ?

Le pape François a sa recette. Sont bienheureux les simples, les humbles qui font de la place pour Dieu, qui savent pleurer pour et avec les autres et pour leurs propres erreurs ; ceux qui restent doux, luttent pour la justice, sont miséricordieux envers tous, gardent la pureté du coeur, travaillent toujours pour la paix . Ils demeurent dans la joie, ne haïssent pas et, quand ils souffrent, répondent au mal par le bien.

Ces ingrédients pour la vie heureuse s’appellent les béatitudes.

Et pour vous, c’est quoi le vrai bonheur ?

Le pouvoir des mots

Le pouvoir des mots

De la bouche peuvent sortir bonnes et mauvaises choses (1)

Notre bouche  émet des sons en que notre langue propulse. C’est physique mais pas seulement. Les mots n’ont pas seulement un sens mais un pouvoir physiologique étonnant, nous apprend, Boris Cyrulnik .

Si l’on vous lance une injure à la figure ou simplement une critique ou une remarque déplaisante, votre coeur va s’accélérer, votre estomac se crisper, les neurones se mettre en boule pour déclencher une colère.

Mais en cas de compliment, vos vaisseaux sanguins vont s’élargir et produire une agréable sensation.

St Jacques, dans son épître, disait déjà :

« La langue est une toute petite partie du corps mais elle peut se vanter de grandes choses… Des paroles de reconnaissance et de malédiction sortent de la même bouche… Aucune source ne donne par la même ouverture de l’eau douce et de l’eau amère . »

VOIR LA VIDEO N°1 Bien amorcer un dialogue

(1) Cette bouche en patchwork a été réalisée par Suzanna Matyi pour une exposition à Budapest en 1982.

TALANOA

TALANOA

TALANOA ?

Une nouvelle danse, une céréale bio complète, une tribu inconnue ?

Rien de tout cela.

« Tala » dans la langue fidjienne signifie raconter et « noa » pour désigner un processus de dialogue inclusif, participatif et transparent.

Partager des histoires, construire de l’empathie, cela mène à pouvoir prendre de sages décisions dans l’intérêt collectif.

C’est le message apporté par les îles Fidji à Francfort pour la COP 23.

Apportera-t-il des avancées pour combattre le réchauffement climatique ? C’est ce qu’on peut espérer.

En tout cas, cela améliorera les relations entre pays de mentalités et de cultures différentes.

BONS MOTS

BONS MOTS

 

On cite toujours les mots d’enfants. Pourtant, au l’autre bout de la chaîne du temps, chez les personnes âgées, on peut trouver de quoi rire. La preuve :

  • Dans un supermarché, un couple âgé est surpris en train de piquer une bouteille de vin. Interrogé par le responsable, le monsieur explique que sa retraite est si minime qu’il ne peut jamais s’offrir une bouteille. Touché par cette misère, le directeur se contente de le sermonner en lui demandant de ne plus s’y reprendre. Au moment de partir, le mari dit : Ma femme est une voleuse ; elle a pris une boîte de petits pois… C’est beau la solidarité conjugale.
  • Au moment de quitter la maison de personnes âgées que je visite de temps à autre, je passe devant une dame que je ne connais pas. Elle m’interpelle : Comme vous êtes belle ! Étonnée mais ravie, je lui réponds : Merci beaucoup. Je serais contente si mon mari pouvait me dire cela. Sa réponse fuse : Mais il le pense !
  • Dans la même maison de retraite (EPHAD), je visite une charmante dame de 95 ans. Hier, elle était très agitée : J’attends des amis qui doivent venir et nous allons fêter Federer (c’est beau d’entendre des Savoyards admirer le champion suisse). Et puis, ajoute-t-elle, ils doivent apporter du champagne. Là, je me dis qu’elle commence à perdre la tête. Et bien non, arrivent une dame et un monsieur bien droit, tiré à 4 épingles avec un coolbox. Ce sont des instituteurs retraités de 96 ans. Voici le champagne, dit le monsieur, car nous allons fêter non seulement Federer mais un grand anniversaire, nos 69 ans de mariage ! Voulez-vous trinquer avec nous, j’ai pris 4 verres ?

L’âge n’empêche pas de s’amuser. Peut-être est-ce justement ce goût de la fête qui permet de vivre si longtemps !