Rester jeune

Rester jeune

C’est une toute petite dame de 101 ans. Souriante, attentive aux autres, championne de Scrabble, bien mise et joliment coiffée.

Je la connais depuis une dizaine d’années et m’émerveille de sa vitalité. Quand je lui demandais comment se prépare-t-on à bien mourir, sa réponse a fusé : »D’abord, bien vivre ».
Mère de 5 enfants, de nombreux petits-enfants et arrière petits-enfants, cette fervente catholique est aussi une grande lectrice, notamment de La Croix.

Elle vit maintenant dans une résidence service. Le maire de sa commune a décidé d’organiser une fête pour « ses centenaires ». Un employé municipal lui a donc téléphoné pour l’inviter.
Il l’a assurée qu’un taxi viendrait bien la chercher. Sa réaction a été directe: »Pas besoin de taxi; j’irais bien à pied , c’est à un quart d’heure de marche! »

Comment garde-t-elle cette forme physique et psychologique? « Tous les jours, je marche 3 quarts d’heure, » me confie-t-elle.

Nancy STUART

Nancy STUART

Journal télévisé du 16/8/2021

  • La Covid remonte partout. En Guadeloupe, en Martinique, en Polynésie, c’est la catastrophe dans des hôpitaux débordés.

  • Les Talibans sont arrivés à Kaboul et les Afghans tentent de s’enfuir par tous les moyens. L’aéroport déborde de gens qui essaient d’embarquer dans n’importe quel avion.

  • Les incendies se poursuivent en Grèce où 1.000.000 hectares sont partis en fumée. Ils ont dévasté le magnifique massif des Maures et ravagent à nouveau la Californie.

  • En Haïti, après le tremblement de terre, un cyclone dévaste le Sud-Ouest de l’île.

  • Quel tableau ! Est-on proche de la fin du monde ? Vaut-il mieux ne plus regarder les nouvelles ?

Alors, je pense à Nancy Stuart, une Irlandaise de 108 ans. Connaissez-vous ce nom ?

Cette dame a connu la guerre de ‘14, la grippe espagnole, la crise financière de 1929, la 2ème guerre mondiale, la guerre froide et maintenant la Covid.

Et elle a écrit un message d’espérance qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux anglophones.

Oui, dit-elle, on verra la fin des calamités.

Oui, la vie redeviendra belle.

Gardez l’espérance.

Pas de crucifixion sans Résurrection

Pas de crucifixion sans Résurrection
Les crucifix sont dans toutes les maisons des chrétiens, des croix pendent au cou de beaucoup, des calvaires sont au carrefour de nos chemins. Ils s’affichent même sur des robes de grandes collections. (1)
Le Christ est venu vivre notre vie humaine dans toutes ses vicissitudes. Il n’a donc pas reculé devant la mort et a même accepté les souffrances horribles de la crucifixion; ce supplice inventé par les Perses  et réservé aux esclaves .
En ces jours de semaine sainte, en nous remémorant ces douleurs terribles du Christ, nous ne pouvons qu’être emplis d’une reconnaissance infinie.
Comment cet instrument de torture  peut-il être le signe d’une religion?.  C’est d’ailleurs à cause de ce caractère d’horreur que les premiers chrétiens ne l’affichaient pas mais préféraient l’agneau, le berger ou le poisson.
Si l’histoire de Jésus s’arrêtait là, s’il n’y avait pas eu de résurrection, nous ne serions pas chrétiens aujourd’hui. Mais bien les plus malheureux des hommes , dit St Paul.
Les protestants l’ont bien compris , qui n’exposent dans leur temple que des croix nues. Pour eux, le Christ n’est plus sur la croix: Il en est parti pour ressusciter, monter aux cieux.
Jésus s'envole vers le ciel
Pourquoi n’afficherions-nous pas deux images voisines la croix et la résurrection?
Des croix montrent le rayonnement de la croix par des rayons d’or. Certains artistes ont su montrer des croix ressuscitantes (2), d’autres en ont fait des arbres de vie.
Mais c’est dans notre coeur que les deux évènements devraient s’inscrire pour toujours, nous donnant ainsi l’espérance chevillée au corps, quelles que soient les circonstances.
(1) Exposition du Musée métropolitan de New-York en 2018.
(2) Voir le livre d’A. Libbrecht Gourdet, la croix à travers les âges et les cultures , Editions Fidélité.

COVID 19

COVID 19

LE COVID 19, on n’entend plus parler que de cela.

Il est dans toutes les bouches, bouscule les programmes, bouleverse le travail, renverse l’économie, emplit les journaux télévisés, barre les frontières, sépare les personnes, empêche les gestes de tendresse et d’encouragement.

Bien sûr, la maladie peut être dangereuse et laisser des traces dans l’organisme. Mais dans la majorité des cas, elle est bénigne.

Il faut être prudent et penser à ne pas nuire aux autres.

Mais les chiffres sont là pour ne pas nous faire perdre la tête. On meurt plus de la grippe classique, de suicides , de cancers et d’accidents de la route.

Le nombre de cas augmente , c’est vrai, en ce début d’automne mais celui des décès diminue fortement. On peut donc être contaminé sans en mourir.

Mon propos est de diminuer cette phobie, cette folie qui nous empêche de vivre.

Le plus important, n’est-il pas de garder, d’entretenir des relations normales ?

Le nombre de personnes décédées dans les maisons de personnes âgées n’est-il pas dû, en grande partie, aux dépressions consécutives à l’absence de visites; donc de liens? Les psychologues ont aussi noté que les petits enfants sont perturbés de voir des personnes masquées. Ne nous laissons pas envahir par la peur qui paralyse les relations.

André COMTE-SPONVILLE dans une interview du journal La Croix du 24/8/2020 :

« Ne comptez pas sur le Coronavirus pour obtenir ce que les Evangiles, depuis 20 siècles, n’ont pas réussi à faire : supprimer les égoïsmes, la violence, la haine.

Quant à moi, lorsque je vois une personne âgée embrasser ses petits-enfants, j’ai plutôt tendance à me réjouir. En voici une, me dis-je, qui met l’amour plus haut que sa seule santé. Cela me semble plus fidèle à l’esprit des Evangiles que l’ordre sanitaire qui tend à s’imposer. »

Je crois aussi que la religion chrétienne est la seule à attacher de l’importance au corps comme temple de l’Esprit. Lors des funérailles, on encense le corps du défunt qui est donc considéré  comme bien plus que  un amas de chair inerte. Le Christ n’a-t-il passé beaucoup de temps à guérir des malades en les touchant ? Leur corps ne lui était pas indifférent.

Le contact humain est la chose la plus naturelle et la plus importante.

Comment la tendresse humaine peut-elle se transmettre dans ces conditions ?

Comment imaginer une juste mesure entre respect de la santé de tous et la manifestation de l’amour?