COVID 19

COVID 19

LE COVID 19, on n’entend plus parler que de cela.

Il est dans toutes les bouches, bouscule les programmes, bouleverse le travail, renverse l’économie, emplit les journaux télévisés, barre les frontières, sépare les personnes, empêche les gestes de tendresse et d’encouragement.

Bien sûr, la maladie peut être dangereuse et laisser des traces dans l’organisme. Mais dans la majorité des cas, elle est bénigne.

Il faut être prudent et penser à ne pas nuire aux autres.

Mais les chiffres sont là pour ne pas nous faire perdre la tête. On meurt plus de la grippe classique, de suicides , de cancers et d’accidents de la route.

Le nombre de cas augmente , c’est vrai, en ce début d’automne mais celui des décès diminue fortement. On peut donc être contaminé sans en mourir.

Mon propos est de diminuer cette phobie, cette folie qui nous empêche de vivre.

Le plus important, n’est-il pas de garder, d’entretenir des relations normales ?

Le nombre de personnes décédées dans les maisons de personnes âgées n’est-il pas dû, en grande partie, aux dépressions consécutives à l’absence de visites; donc de liens? Les psychologues ont aussi noté que les petits enfants sont perturbés de voir des personnes masquées. Ne nous laissons pas envahir par la peur qui paralyse les relations.

André COMTE-SPONVILLE dans une interview du journal La Croix du 24/8/2020 :

« Ne comptez pas sur le Coronavirus pour obtenir ce que les Evangiles, depuis 20 siècles, n’ont pas réussi à faire : supprimer les égoïsmes, la violence, la haine.

Quant à moi, lorsque je vois une personne âgée embrasser ses petits-enfants, j’ai plutôt tendance à me réjouir. En voici une, me dis-je, qui met l’amour plus haut que sa seule santé. Cela me semble plus fidèle à l’esprit des Evangiles que l’ordre sanitaire qui tend à s’imposer. »

Je crois aussi que la religion chrétienne est la seule à attacher de l’importance au corps comme temple de l’Esprit. Lors des funérailles, on encense le corps du défunt qui est donc considéré  comme bien plus que  un amas de chair inerte. Le Christ n’a-t-il passé beaucoup de temps à guérir des malades en les touchant ? Leur corps ne lui était pas indifférent.

Le contact humain est la chose la plus naturelle et la plus importante.

Comment la tendresse humaine peut-elle se transmettre dans ces conditions ?

Comment imaginer une juste mesure entre respect de la santé de tous et la manifestation de l’amour?

Appel aux Ministres

Appel aux Ministres

tous nos chers ministres,
Enfermés par le Covid 19, nous avons vu par la fenêtre un ciel bleu comme on en voit en montagne mais  bien inhabituel de la grisaille belge.L’air n’était plus pollué et l’on respirait mieux. Moins de voitures et moins de bruit.Le déconfinement nous rend heureux: nous pouvons à nouveau nlus promener, revoir nos familles. C’est une joie de pouvoir renouer avec les autres humains, même à distance sanitaire.
Et miantenant, tout va-t-il recommencer comme avant?L’économie fait pression pour tout remettre en place à l’identique le plus vite possible. Bien sûr, il faut à nuveau marcxher la machine afin que trop de gens ne soinet pas dans la misère.
Une réflexion s’impose : notre vie frénétique de consommation, de course à l’argent et de mondialisation ne nous a -t-elle pas mené à une impasse?
Mais il faut du courage pour changer.Le journal suisse 24 Heures titrait récemment: »Voulez-vous renoncer aux vols en avion pour prendre le train? »OUI, prendre le train au lieu de l’avion pour aller à Paris, Francfort et même Rome. N’utiliser l’avion que pour les vols transcontinentaux. Pour ne pas perdre de temps, revenir aux trains de nuit: couchettes ou wagons-lits bien équipés et confortables.
Oui, au lieu d’arroser les compagnies d’aviation, investir dans des trains à grande vitesse de bonne qualité qui sont moins polluants. Et les subventionner afin que les prix des tickets soient moins élevés que celui des avions. Actuellement, le prix du billet de train Genève-Bruxelles est le double d’un billet d’avion !
Evoquons un autre sujet sensible : la voiture. Quand on sait que la majorité des trajets en auto sont de moins de 5 kilomètres, les interdire pour favoriser les transports publics et les pistes cyclables définitives.
OUI, ce sont sans doute des décisions difficiles à prendre. Elles seront sans doute impopulaires dans un premier temps. Mais elle sauveront la planète en améliorant nos santés. Qui aura le courage de prendre des mesures en ce sens?
Ce serait formidable, très chers ministres, si vous osiez!Vos petits-enfants vous diront merci.

Ode au …

Ode au …
Ode au …

On ne parle que de lui.

Invisible et menaçant

Tout le monde s’inquiète

Car on ne sait vraiment que faire pour s’en débarrasser, ni combien de temps il va s’incruster.

Il change tout dans nos vies, il les bouleverse

au point de vue professionnel, familial, scolaire , etc.

Qui aurait pu imaginer pareil désert sur nos autoroutes, nos aéroports, nos plages, nos rues, dans nos universités, nos écoles et surtout… nos relations.

Ne plus pouvoir toucher, embrasser, serrer la main, toucher l’épaule.

Et pourtant quelque chose de nouveau apparait étonnant et fort.

La ressemblance entre tous les êtres humains

Leur égalité : riches et pauvres jaunes, blancs et noirs sont tous touchés ou vulnérables et tremblent devant le même péril.

Plus rien n’a d’importance si ce n’est LA VIE : la richesse, la beauté, la réussite, les voyages deviennent secondaires.

LA VIE, LA SEULE CHOSE QUI COMPTE

ET l’on prend conscience de notre folie, de notre avidité qui nous a conduit à ce monde interconnecté. Nous nous rendons compte que nous n’avons pas besoin d’avoir des fleurs du Chili, des haricots du Kénya, d’autruches ou de crocodiles dans notre assiette. Que ce qui est à proximité est beau et bon.

Une pensée s’impose à notre esprit : quelque chose doit changer à l’avenir.

Tous égaux devant la vie

«  «  «  le même péril

Tellement semblables que nous redevenons frères.

Les gens s’unissent pour prier à travers les frontières.

Une nouvelle fraternité s’est mise en place pour aider .

L’ imagination est en action sur Internet pour procurer musique, détente, art et philosophie.

Pas de pénurie de coopération, de solidarité et d’amour.

Si cela pouvait demeurer dans notre intelligence et notre coeur pour changer notre monde quand le virus se sera désintégré…

Championne de la glisse

Championne de la glisse

Je me promène tranquillement sur un petit chemin avec un chien en laisse et un autre en liberté.

Un pied mal positionné sur la glace et c’est la chute sur les fesses.

La pente est raide

et c’est la piste d’un téléski bien gelée par le passage des skieurs et la froidure nocturne. La neige fondue par le soleil et les 15 degrés de température diurne est devenue de la glace!

En un instant, me voila emportée. Je suis sur le dos et glisse en tournoyant sans pouvoir m’arrêter à une vitesse effarante. Les vêtements de ski facilitent la glisse.. J’essaie de repérer autour de moi quelque chose où pouvoir m’accrocher mais tout est trop loin de mes bras ou de mes pieds. Les skieurs continuent à monter en m’évitant.

Vais-je aller jusqu’au plateau de la Croix 300 mètres plus bas?

Je n’ai pas vu défiler ma vie mais eu une peur terrible, comme jamais auparavant dans ma vie: ce sentiment d’impuissance totale dans la vitesse de glisse.

Puis soudain, un nouveau tourbillon me projette contre le matelas de protection d’un pylône. L’arrêt est brutal, le pied gauche enfoncé dans la neige mais je suis stoppée. Je respire… en m’accrochant fiévreusement aux câbles qui enserrent le matelas: que je ne bouge plus!

Une skieuse appelle les secours. Un jeune homme lâche la perche pour me venir en aide, téléphoner à mon mari (partie pour marcher 10 minutes près du chalet, je n’avais pas emporté mon portable..)

et me positionner pour attendre les secours.

Les jours précédents, j’avais fait joyeusement de la luge avec mes petits-enfants. Maintenant je suis devenue championne de la glisse … sans luge!