Author Archives: Anne Libbrecht Gourdet

Tomates, concombres et abricots

Tomates, concombres et abricots

 

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Les meilleures tomates du monde, vous les mangerez en Arménie . Délicieuses, sucrées, elles se dégustent comme des fruits : des «pommes d’or». Si vous êtes dégoûtés des tomates dures et insipides des supermarchés européens, allez jusqu’en Arménie.
Là, vous seront servis à chaque repas tomates et mini concombres accompagnés d’un bouquet d’herbes aromatiques (coriandre, oignon et d’autres belles inconnues.tomates-armenie-mieux-dialoguer

Mais l’abricot ou plutôt les abricots car il y en a plusieurs variétés sont la fierté du pays. Aussi exquis frais que secs, ils sont si importants pour le pays qu’ils constituent une des 3 couleurs du drapeau arménien.
C’est le chaud soleil d’Arménie qui permet ce goût superbe et la pauvreté du pays qui fait qu’on n’emploie pratiquement pas de pesticides!
A Yerevan en juillet, il fait 35 à 40 degrés, un rien en moins que dans le reste du pays. Il ne faut pas manquer le marché aux légumes et au et fruits, un régal pour les yeux aussi bien pour les papilles !tomates-concombre-abricots-armenie-mieux-dialoguer

 

Des gens très bien

Des gens très bien

 

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Oui, l’on peut être des gens très bien et en même temps accomplir des horreurs. C’est la croyance d’Alexandre Jardin qui revoit la vie de son grand-père, homme, distingué, cultivé, beau et catholique que sa famille vénérait et que ses amis admiraient.
Mais ce bel homme était le chef de cabinet de Laval le 16 juin 1942 lors de la rafle du Vél d’Hiv. et il ne s’y est pas opposé. A une de ses petites-filles, il a assuré qu’il ne savait pas la destination des trains. Il aurait voulu que cela serve pour rapatrier les prisonniers français.
«L’homme ne discerne que ce que ses croyances implicites lui montrent», dit Alexandre Jardin.

Sommes-nous aussi des aveugles?

Cela m’interroge fortement. Est-ce que j’ai déjà fait du mal en suivant l’atmosphère de mon époque, de mon école, de ma famille, de la société ?
Pour ne pas détonner, pour ne pas faire de vagues.
Est-ce que j’ai osé parler , crier , m’indigner devant l’injustice ?
C’est vrai que la voix du monde est terriblement puissante, étouffant la toute petite voix de la conscience, du plus profond de moi. Récuser ce que nos ancêtres, nos profs nous ont enseigné; ce que nos supérieurs , patrons nous ont commandé pour ouvrir une autre route.
Ne faut-il pas, pour vivre, oser contredire, désobéir?
Ce qu’ont fait Ghandi, de Gaulle.
Toutes ces questions sont suggérées dans le livre DES GENS TRES BIEN, écrit avec une plume incisive par A.Jardin. Vous ne vous ennuierez pas une minute!

Rencontre au sommet

Rencontre au sommet

 

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Lorsque des randonneurs partent pour «faire « un sommet, ils ne savent pas très bien ce qui les attend de l’autre côté.

Il en est un peu de même pour les rencontres avec des personnes inconnues ou même connues.

Que savons-nous de leur passé, de leurs joies ou de leurs souffrances , de leur intimité?

Pour entrer dans une bonne relation, vraie, chaude, vitalisante avec quelqu’un, il faut se rencontrer en vérité.

Prendre le temps d’écouter, de comprendre ce qui se cache derrière le visage rubicond, épanoui ou stressé qui nous fait face.

C’est un peu comme lorsqu’on grimpe le sommet d’une montagne. On voit ce qu’il y a sur ce versant, quel genre de végétation , de rochers, de nivelés.

Mais sur le versant opposé, y a-t-il un ruisseau, des crevasses, des sapins ou de l’herbe tendre?

Il faut arriver au sommet pour découvrir comment est l’autre versant. Y trouver une place agréable et pouvoir se parler, se dire, s’écoute pour s’entendre.

Alors, nous découvrions des sentiments, des évènements qui nous éclaireront sur certaines attitudes de notre interlocuteur.

Attitudes qui nous étonnaient, nous agaçaient ou nous plaisaient.

Prendre le temps de la rencontre…

Assumer notre enfance

Assumer notre enfance

assumer-notre-enfance-mieux-dialoguerIl n’est pas question de  » se cacher” en permanence derrière ce qui a pu arriver dans notre petite enfance … Ayons simplement le courage d’assumer ce que nous sommes , nos souffrances , nos erreurs , nos incompréhensions, peut-être, nos immenses joies , et notre si profond désespoir parfois … ».

Mais bien de les assumer en comprenant mieux nos fragilités, les endroits où nous sommes blessés, donc certaines de nos réactions… Oui, il s’agit bien d’assumer nos blessures d’enfance, de les reconnaître, d’en prendre conscience plutôt que de les enfouir. En en prenant conscience, ces blessures ne nous mèneront plus inconsciemment à des réactions disproportionnées.

Cela veut dire accepter ce négatif, le TRAVERSER en en gardant mémoire comme Jésus ressuscité avait encore les cicatrices dans les mains et au côté. C’est lier indélébilement croix et résurrection. Depuis longtemps, je recherche toutes les représentations de croix joyeuses avec des fleurs, des feuilles, du soleil (peintures, sculptures).

Il s’agit bien d’être responsable de ses actes et de ses sentiments . Car chacun réagit différemment au même événement en fonction de ses expériences passées.
Il n’y a rien de mal dans les sentiments ; ils sont simplement des signes à lire. Les accueillir sans se juger

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Compatir, c’est être pris aux entrailles…

Pitié et piété ont la même origine étymologique : c’est d’un même jet qu’on est porté vers Dieu et vers le prochain.