Les mots, c’est la vie

Les mots, c’est la vie

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 Un timbre français affiche ce titre sur un beau fonds turquoise.
Est-on jamais assez conscient de l’importance des mots qui jaillissent à toute vitesse de notre esprit et de notre bouche ?
Un petit souffle d’air, un arrondi de la bouche, presque rien, rien de visible, ni de pesant, rien dans l’espace.

C’est avec des mots qu’on peut nouer des liens avec les autres
(des ponts, dit Marshall Rosenberg)ou les détruire et en faire des murs.

Ainsi telle jeune fille émet le souhait de devenir infirmière et sa mère de lui répondre: »Tes pauvres malades!Tu n’es pas assez douce». Sa vocation de soignante s’est éteinte instantanément.

Lors d’un mariage mixte (musulman-catholique), le père de la jeune fille musulmane insiste dans son discours à l’église sur le fait de parler :»Parlez, dit-il aux jeunes époux, parlez, parlez, il faut beaucoup vous parler pour durer.»

Il arrive de parler pour ne rien dire, pour remplir un vide , par peur du silence. Il est eau pourtant le silence, lorsqu’il se fait fait, face à la parole de l’autre. c’est une manière de dire :»Ton message est important pour moi.»

Si nous pouvions , si nous prenions le temps de nous poser les trois questions d’Aristote avant d’ouvrir la bouche:
«Ce que je vais dire, est-il vrai, utile, et bienveillant?»

Tant d’auteurs ont évoqué la parole bien mieux que moi, comme Marie d’Avel. Aussi laisserai-je le mot de la fin à Martin Gray:
« Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise, la pluie qui dévaste ou l’eau qui irrigue.»

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