Introduction to the Gordon method through shared experiences in groups of 10 to 12 people in an atmosphere of respect and humour. Read the rest of this entry
Author Archives: Anne Libbrecht Gourdet
Des relations interpersonnelles
Quand on aime jardiner, on sait combien il faut travailler pour avoir de beaux résultats (fleurs ou fruits) : retourner la terre, la fumer, la biner et enlever régulièrement les mauvaises herbes. C’est le même genre de soins qu’il nous faut apporter à nos relations si nous voulons qu’elles restent bonnes.
Les mots qui piquent
L’étrange animal bipède qu’est l’être humain est bien le seul qui soit doté de langage.
Les paroles, pourquoi faire? Pour se dire, se faire comprendre autrement que par des coups ou des rugissements.
Au XIIIe siècle, Frédéric de Sicile fit une expérience : placer de nouveaux-nés aux soins de femmes douces et attentionnées qui avaient ordre de ne pas leur parler… pour découvrir si les enfants se mettraient à parler latin! L’expérience fut un désastre: tous ces petits moururent, faute de paroles.
Le langage est donc vital pour l’être humain. «La vie, dit Victor Hugo(qui n’était pas psy), c’est la communication de proche en proche.»
Quand quelqu’un veut manifester sa sympathie ou son encouragement à un autre, il lui donne souvent une petite tape sur l’épaule. Voulu comme positif, ce geste peut être ressenti très douloureusement par celui qui le reçoit… s’il a une tendinite à l’épaule!
Ainsi d’un mot qui peut piquer comme une aiguille ou déchirer comme un couteau selon le paysage psychologique de celui qui l’entend. Ce mot peut réveiller d’anciennes blessures. «Tu es vraiment trop bête», lui avait-on dit à l’école. du coup, cette femme de 60 ans ne veut plus suivre aucun cours. »Tes pauvres malades, tu n’es pas assez douce» à cette jeune fille qui voulait devenir infirmière.
Alors cette phrase toute simple, banale peut-être, rallumera cette souffrance et donnera lieu à une réaction disproportionnée qui étonnera bien celui qui l’a prononcée.Nous ne connaissons pas toujours ces blessures du passé. Aussi pouvons-nous faire mal sans aucun mauvaise intention. Mais la forte réaction étonnante doit attirer notre attention.