Author Archives: Anne Libbrecht Gourdet

Colère d’un petit

Colère d’un petit

 

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Clément (4 ans) est un petit garçon solide et malicieux en même temps que sensible.
Mais il se bagarre souvent avec son petit frère de 2 ans.
Aussi lorsqu’il soulève le haut tabouret de la cuisine et s’approche de son cadet, la maman crie et s’approche affolée, craignant pour le plus jeune. Clément se met à hurler.
La grand-mère qui a entendu la conversation entre les gamins, arrive et lui demande : »Pourquoi prenais-tu ce tabouret? » Entre 2 sanglots, Clément articule : »Mais c’est pour lui laver les mains à l’évier».
Alors il se calme , soulagé d’avoir été compris et écouté au lieu d’être grondé.

Que peut-il se passer dans la tête d’un petit ? Avons-nous toujours la bonne interprétation?
Nous avons à chercher ces sentiments pour que l’enfant se sente compris. En reflétant le sentiment que nous avons perçu, nous pouvons nous tromper et le petit nous dira si ce n’est pas juste et rectifiera de lui-même car il aura senti notre intérêt.

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Comprendre le sentiment qui l’anime est tout un art.
C’est l’écoute active qui permet de faire tomber le bruit des colères et de mettre à jour le ressenti qui a causé une telle émotion.

 

N’allez pas à l’enterrement de vos amis, allez plutôt…

N’allez pas à l’enterrement de vos amis, allez plutôt…

les voir AVANT quand ils sont malades, alités, à bout de course et de souffle. Bien sûr, ils ne sont pas très amusants à ce moment-là. Ils n’ont pas grand-chose à raconter ou disent 20 fois la même histoire ou vous avez bien de la peine à les comprendre ou ils n’entendent pas tout ce que vous leur dites; parfois même vous vous demandez s’ils comprennent tout ce que vous exprimez.
On ne peut pas dire que ce soit vraiment gratifiant…mais ils sont souvent seuls, rarement chez eux, la plupart du temps dans une maison de retraite.

Dire que nous serons comme cela un jour, que nous serons ceux-là.

Je suis frappée de voir les foules qui se pressent dans les églises ou autres lieux funéraires pour rendre un dernier hommage au défunt. Les amis s’y retrouvent autour de l’ami disparu et se rappellent les souvenirs communs. Il arrive que ce soit une vraie réunion mondaine.

Et l’on se dit: “ Je ne l’ai plus vu depuis longtemps. J’aurais dû aller le visiter…” N’ayez pas ce regret-là.Il ou elle est malade; alors n’attendez pas un moment de plus et aller dès que vous le pouvez

Aller visiter la personne avec qui l’on est liée ou avec qui l’on a été liée est une meilleure preuve d’amitié, réelle et concrète. Lui donner la main, la caresser, lui sourire, ce sont de bien plus beaux cadeaux que la couronne de fleurs que vous pensiez offrir.

Regards

Regards

Ils sont noirs, bruns, verts, bleus , bleu-gris, bleus avec de petits points dorés : les yeux, une telle variété, une telle beauté.

Quand je rencontre quelqu’un, la première chose qui me frappe, ce sont ses yeux. OUI, les yeux parlent. On y lit l’intérêt ou l’interrogation, la douceur ou la tendresse, le courroux ou l’impatience, l’énervement ou la tension ou la curiosité malsaine.
Sans doute avez-vous déjà rencontré, comme moi, des êtres dont le regard est si paisible, si lumineux que vous y voyez comme une source plus profonde que l’humain.

Ne pas être vu, ni regardé, c’est se sentir considéré comme un objet, un simple meuble. Etre regardé est si important pour tut être humain. Le petit demande clairement : “Papa, regarde comme je saute bien, comment je cours, je nage.” L’enfant, pour se développer, a besoin de ce regard parental, plein d’intérêt et d’admiration.

Deux questions à se poser :

  • Avant de parler à quelqu’un, est-ce que je regarde l’expression de son visage (préoccupé, triste, paisible) ?
  • Quel est mon regard sur l’autre ? Y étincelle-t-il la lumière de l’intérêt, de la bonté, de la bienveillance ?

Mon pays

Mon pays

Combien de fois m’a-t-on demandé de quel pays êtes-vous ?

Dans le pays où je suis née, j’ai vécu 28 ans : j’ai joué, étudié, rencontré mon mari.

Puis 31 dans le pays où m’a emmenée mon mari, où nous avons élevé nos enfants, travaillé. Et depuis 10 ans, me voici dans un troisième pays, tout en faisant de longs séjours dans les 3 pays comme des nomades.

Alos lequel est vraiment mon pays ?

Mon véritable pays n’a pas de frontières.

  • Il est celui où il y a de la versure, des fleurs et des oiseaux.
  • Celui où les gens sont simples, directs, francs et accueillants.
  • Je mes ens chez moi là où les personnes dont ce qu’elles disent ou promettent.
  • Là où l’on peut réaliser des projets sans trop de freins, de limites et d’interdits.
  • Là où l’on n’a pas peur des difficultés pour entreprendre.
  • Là où on ne compare pas les gens biens à ceux qui n’en n’ont pas l’air.
  • Mon pays, c’est le lieu où les voisins se parlent et s’entraident.
  • Là où l’on peut rire, pleurer et même être consolé.

Qu’il est beau ce pays là : c’est là que je me sens chez moi.